Faits et chiffres

Localisations dans le monde

36 pays (Lecture) / 8 pays (Calcul) à l’échelle mondiale

Régions en Côte d’Ivoire

Classes Passerelles dans l’Agnéby (Tiassa),

Instituts de formation des enseignants à Abengourou et Bondoukou

Période

2018–2019 (phase pilote)

Population cible

120 enfants non scolarisés

120 parents

10 maîtres formateurs nationaux + 32 professeurs d’instituts de formation des enseignants

Facilitateurs et formateurs

les animateurs de classe passerelles, les enseignants des écoles primaires publiques, les formateurs d’enseignants du public.

Partenaires

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A propos du projet

Des classes relais ont été développées en Côte d’Ivoire comme modèle pour la réintégration des enfants non scolarisés dans le système éducatif. Afin de les préparer à la transition, les enfants non scolarisés suivent pendant huit mois un programme accéléré qui couvre les deux premières années de l’enseignement primaire.

Literacy Boost et Numeracy Boost sont des approches fondées sur des données probantes élaborées par Save the Children pour aider les enseignants, les élèves, les parents et les communautés à améliorer les compétences en littératie et en mathématiques des enfants des premières années du primaire. Literacy Boost et Numeracy Boost n’ajoutent pas de nouveaux éléments au curriculum national, mais aident les enseignants à enseigner plus efficacement.

Défi

La Côte d’Ivoire fait face à un défi important depuis l’adoption en 2016 de la loi portant obligation de scolariser tous les enfants de 6 à 16 ans. En dépit de l’amélioration constante en termes d’accès, nombre d’enfants de 6 à 15 ans restent encore en dehors de l’école. L’enquête MICS 2016 a estimé leur nombre à 1,6 millions, avec des disparités considérables selon les régions et une prévalence plus accentuée dans les zones rurales. La pauvreté, le travail des enfants, la faiblesse de l’offre, la distance des écoles, l’échec scolaire sont parmi les principaux facteurs qui expliquent cette situation.

La qualité de l’éducation reste un grand défi en Côte d’Ivoire. Parmi les enfants scolarisés, une proportion significative n’atteint pas le niveau attendu de maîtrise de la lecture et du calcul avant la fin de l’école primaire, tandis que le taux d’achèvement du primaire montre que bon nombre d’enfants abandonnent l’école en cours de cycle.

Solution

Pour renforcer les pratiques pédagogiques dans les classes passerelles, TRECC a préconisé la formation des animateurs des classes passerelles aux approches « Literacy Boost » et « Numeracy Boost » conçues par Save the Children et validées par plusieurs évaluations dans différents pays. Literacy Boost et Numeracy Boost ont été contextualisés et introduits en Côte d’Ivoire dans le cadre de projets antérieurs soutenus par la Fondation Jacobs depuis 2015.

Dans la même optique, TRECC a préconisé la formation des animateurs des classes passerelles à l’approche « Teaching at the Right Level » (TARL) conçue par l’ONG indienne Pratham et peaufinée au fil des années grâce au partenariat avec J-PAL. TARL est un des modèles les plus éprouvées, avec de nombreuses évaluations d’impact qui atteste son efficacité. L’adaptation de TARL aux classes passerelles est une innovation pilotée dans la cadre du programme TRECC.

Résultats à ce jour

3132 enfants non scolarisés ont été inscrits dans des classes passerelles et ont été réintégrés dans les écoles primaires publiques en octobre 2019.

Preuves scientifiques

Dans le projet pilote mis en œuvre par Save the Children à Akoupé, en Côte d’Ivoire, Literacy Boost a fortement amélioré les compétences en lecture des enfants dans les 5 compétences de base, par rapport aux enfants qui n’ont pas participé au programme. Par exemple, les filles de niveau CE2 de notre groupe d’intervention en milieu rural ont commencé l’année scolaire 2015/16 avec des compétences en lecture bien inférieures à celles des filles du groupe témoin en milieu périurbain. A la fin de l’année scolaire et après avoir participé aux activités de Literacy Boost à l’école et hors de l’école, 70 % des filles de notre groupe d’intervention ont pu reconnaître 10 mots, comparativement à seulement 30 % des filles du groupe témoin.